Thibaud Sanchez Moreno

Objectif isère

© Thibaud Sanchez Moreno - 2 mai 2017

Salut tout le monde!

En cette année 2017, Je me suis fixé comme objectif de sortir une truite dépassant les 70cm sur l’Isère. Je sais que les secteurs que je pratique abritent des « obus ». Je suis resté plusieurs années bloqué sous la barre des 60cm. En 2016 je n’ai pas eu beaucoup l’occasion de la pêcher, mais j’ai réussi à dépasser ce palier avec la truite noire que l’on peut voir dans le récit « l’Isère en deuxième catégorie »

C’est aujourd’hui, au lendemain de l’ouverture du brochet, que j’ai eu un créneau d’environ deux heures pour aller pêcher. Trop de vent et peu de temps pour aller traquer les brochets en float tube, je regarde les débits de l’Isère, elle est praticable.

Avec les quelques précipitations de ces derniers jours, les poissons sont surement rentrés en activité. Arrivé sur la berge, l’eau est assez teintée mais basse. N’ayant pas prévu de pêcher la truite pendant le weekend, je ne dispose que de quelques leurres qui feront l’affaire.

Je me fixe une limite de prospection amont/aval pour ne pas perdre trop de temps. Comme d’habitude je commence par quelques coups en bordure et prospecte ensuite en plein courant. Le débit étant calme, je choisis un chatterbait jaune fluo, léger avec un trailer orange pour les bordures et un jerkbait à bavette en 13cm imitation perche pour le plein courant.

Arrivé à la limite aval, toujours aucune touche et je me suis un peu trop attardé sur les postes. Je passe avec un leurre souple rose en 13cm pour la remontée. Je pêche rapidement pour atteindre la limite amont fixée précédemment qui est une « confluence ». Celle- ci est plus puissante que les semaines précédentes, avec un peu de chance, les poissons sont postés derrière pour s’alimenter.

Au bout de quelques dérives un poisson a le nez collé à la caudale du leurre. C’est gros, très gros! Elle fait demi tour à quelques centimètres de moi. Je retente la même dérive, je vois le poisson sortir de son poste qui est en fait à quelques mètres de moi, même sérénade, un joli demi tour dans mes pieds. Je recule légèrement, effectue le même lancé, le poisson sort, mordille la queue du leurre et retourne se planquer « aaaaarrrggghh« .

Dans la précipitation je relance, et en tapant le fond je me coince dans une branche. Forcément s’en suit l’inévitable casse. Plus de « shad rose », je sors un leurre souple en 11cm dans un coloris qui m’a déjà valut plusieurs truites. De plus le leurre est moins plombé et me permettra de passer plus doucement. Je choisis le même passage effectué précédemment mais le poisson ne suis plus.

Plusieurs lancés s’en suivent et je commence à perdre espoir, la truite tant attendue va une fois de plus me filer sous le nez. Soit le leurre ne lui plait pas, soit elle a changé de poste. je décide d’effectuer la dérive à la sortie du courant marqué par l’arrivée d’eau. Trois/quatre tours de manivelle plus tard la cartouche tant attendue se fait ressentir dans la canne. Frein serré à bloc, j’envoie un bon ferrage, c’est pendu!! le poisson tente de partir dans le courant, quelques bons coup de têtes mais je ne la laisse pas faire. La canne est puissante, J’ai confiance en mes nœuds, je tracte la bête sans lui laisser le moindre espoir. Par chance, n’ayant pas pris mon équipement pour la truite j’ai l’épuisette à brochet ce qui m’a facilité la tâche.

Elle est dedans!! J’ai beau être tout seul, les quelques promeneurs plus haut ont surement du m’entendre crier de joie. Je sais que je tiens mon nouveau record. Le leurre est bien rangé dans la gueule du poisson, c’est là que l’on voit qu’un leurre de taille conséquente ne leurs fait pas peur. La caméra intelligemment placée après l’accrochage sur le fond, j’ai donc pu faire une séance photo très rapide (mode vidéo). Mesure, et c’est reparti. La truite passe la barre des 70, elle est magnifique, je suis aux anges. Il est maintenant l’heure de rentrer.

Je vais surement mettre du temps à ressortir un poisson du même gabarit, mais les sensations sont tellement intenses, que je n’hésiterais pas à retourner au bord de cette rivière, pour enchaîner les capots jusqu’au jours où….

  • Pierre Franck MARTIN says:

    Bravo Thibaud… Superbe truite (comme quoi, la persévérance finit toujours par payer ) et ton article est sympa !