Thibaud Sanchez Moreno

L’isère en deuxième catégorie

© Thibaud Sanchez Moreno - 29 avril 2017

Salut tout le monde. Aujourd’hui je vais vous parler de l’Isère, celle où j’ai pris mes premières et mes plus grosses truites. Elle passe en seconde catégorie en aval de Grenoble, à sa confluence avec le Drac.

Tout d’abord, il faut savoir qu’elle se pêche toute l’année aux leurres. Un arrêté préfectoral autorise la pêche aux leurres de la truite arc-en-ciel, malgré qu’il soit impossible de la cibler. La période de fermeture en première catégorie est surement le moment le plus intéressant pour pêcher l’Isère (débit, couleur de l’eau, poissons qui s’alimentent). En tant que « nokilliste », je ne trouve pas très logique (et sérieux) de la pêcher (deuxième cat’) en dehors de la période de première catégorie. Il m’arrive de pousser une semaine après la fermeture et d’attaquer une semaine avant l’ouverture, mais j’en reste là.

C’est une rivière qui est très difficile à pêcher. Des débits élevés, les lâchés de barrages et le drac la rendent marron. J’ai beau essayer de la pratiquer le plus souvent possible, il est compliqué d’avoir des résultats réguliers. Du fait que le lit soit en « V » avec un enrochement de grosses pierres, les truites se cachent entre ces dernières, en plein courant. Les périodes d’alimentations sont courtes et irrégulières. Il est intéressant de pêcher avec des grosses cuillères tournantes (n°5-6) et ondulantes ou encore des lames vibrantes pour les faire bouger. Les « gros » leurres souples sont aussi efficaces pour passer près du fond, faire des pauses… mais attention l’Isère est un vrai piège à leurres.

En fin de journée certaines truites viennent sur la bordure, sûrement pour se reposer et s’alimenter. Dans ce cas, j’essaie de les intéresser avec des leurres légèrement plus petits. Il est difficile des les repérer si elles ne bougent pas à cause de la couleur de l’eau. Les bords sont souvent très encombrées et difficiles d’accès sur beaucoup de secteurs, avec les berges hautes par rapport à l’eau. Les poissons sont puissants, les casses et les décroches arrivent souvent si le matériel n’est pas adapté. En général, je la pêche avec une 7/30gr et je mets 2-3m de fluorocarbone en 30 centièmes. Il m’arrive de la pêcher avec une canne light mais plusieurs fois je suis resté bloqué, la truite à contre-courant cherchant à dévaler dans l’autre sens et impossible de me mettre dans l’eau ou de bouger sur la berge. Normalement, on la perd à ce moment-là. Une canne puissante permet de bien brider le poisson et de le ramener rapidement. Les bordures sont souvent très glissantes du fait du niveau qui varie souvent et qui dépose une couche de boue.

Sur les secteurs que je pratique, il est rare de toucher une truite de moins de 45cm ! C’est surement une des raisons qui fait que je m’obstine à la pêcher malgré le nombre incalculable de capots sur cette rivière. Elle permet aussi de progresser car il faut toujours se remettre en question, s’adapter au courant. Pour les débits, je la pêche rarement au dessus de 190/200 m³. Au-dessus, faire évoluer un leurre est trop difficile. En pêche amont/aval le leurre fait ce qu’il veut, dévale et il très compliqué de garder une bannière tendue. En aval le leurre tire trop sur la canne, remonte à la surface.

Pour ceux qui veulent s’y attaquer, les seuls conseils que je peux vous donner sont de regarder les débits avant la partie de pêche et le plus important ne pas se décourager et persévérer, même après beaucoup d’échecs. Sur cette partie de l’Isère, les deux souches de truite sont présentes, méditerranéenne et atlantique. Certaines sont très grises, comme celles sur le parcours en première catégorie d’autres très foncées. Des robes très différentes, avec ou sans points rouges.

Place aux photos. Suite à deux téléphones qui ont rendu l’âme, dont un qui est parti dans l’eau avec une arc longue comme mon bras. Un bon nombre de clichés se sont volatilisés. J’avais comme rituel de faire « ma 50+  » le jour de l’ouverture. cassé en 2016, c’est reparti en 2017

la toute première

faite sur un bras mort qui a disparu suite aux lâchés de barrage

Une truite noir surement aveugle

Ouverture 2017

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