Thibaud Sanchez Moreno

La Charente débarque sur Annecy

© Thibaud Sanchez Moreno - 28 mai 2017

Une dizaine de jours après ces deux records , Wilfried (que j’avais croisé l’été dernier sur le lac) décide de venir quelques jours avec sa bande de collègues pour pêcher, pêcher et pêcher.

L’équipe descend avec deux jolis bateaux, un bass-boat et un gros semi-rigide pour la mer. Bien entendu wilfried m’a prévu une place à bord, j’essaierai donc d’être un maximum sur l’eau avec eux.

Nous attaquons Samedi matin. Les Charentais sont arrivés dans la nuit. Je commencerais l’aventure sur le semi-rigide en compagnie de Wil et du capitaine du bateau. La prospection commence mais nous n’arrivons pas à trouver la pêche. Les gars sont sur-motivés, ils ont eu écho de mes précédentes pêches et pensent sortir du gros. Les gars enregistrent de la touche et sortent quelques petits, mais il est temps de retourner à la mise à l’eau. Petit briefing, ce ne sera pas la folie non plus pour l’autre équipe.

Ils iront faire le coup du soir et un brochet de 98 cm sera mis au sec.

Dimanche, journée complète sur le lac. On ne change pas les équipes. Malgré le manque de touche la veille, le joli brochet leur a mis l’eau à la bouche et la détermination se fait ressentir à bord. La matinée est passée, j’ai sorti un poisson d’environ 65 cm, le reste de l’équipage n’a pas trouvé la pêche. Après le casse-croûte la pression se fait ressentir et une ambiance tendue s’installe sur le navire.

Nous passerons toute l’après midi à sauter de spot en spot sans trop de résultats, quelques touches de petits par-çi par-là mais personne n’a réussi à déclencher un gros.

Il est déjà tard, la luminosité commence à descendre, nous avons fini la boucle et retournons sur un secteur prospecté plus tôt dans la matinée. Après un passage rapide avec le sondeur, les « gros » ont l’air d’être montés sur la zone. Après de nombreux lancés, il est bientôt l’heure de sortir mais Julien le capitaine du bateau, pensant avoir de l’herbe accrochée à son leurre, secoue la canne dans tout les sens, mouline comme une brute et BOOOUUUUM. Le leurre s’est fait intercepté, quelques rushs plus tard, un poisson de 99 cm sera sur le bateau. A la fois content de ce dernier poisson mais frustré de cette journée très difficile nous rentrons sur la terre ferme.

Le lendemain, je décide de rester tranquille. j’irais quand même faire un petit coup à la fera avec ma copine. Nous croiserons les amis qui n’auront toujours pas les résultats attendus.

Nous les rejoindrons pour un apéro (bien prolongé) et fixons le rendez vous pour le lendemain matin.

Quelques petites heures plus tard, il est tôt, et devinez quoi? Nous sommes de retour sur l’eau. Les équipages ont changés la veille et je passe sur le bass boat.

Après une pêche rapide non loin de la mise à l’eau, nous changeons de secteur pour une zone où le fourrage est bien présent et là où nous avons enregistré le plus de touche les jours précédent.

Je décide de faire quelques lancés sur une zone où Cedric a fait suivre un joli jusqu’au bateau quelques jours auparavant.

Pas vraiment besoin d’insister, le leurre fétiche a encore fait le job. 3-4 tours de manivelles après s’être décollé du fond que je dois ferrer après un stoppage du leurre. C’est lourd, je treuille la bête en force, j’annonce un joli poisson et les compères s’emparent de l’épuisette. Le poisson n’a pas le temps de faire demi tour qu’il est dedans. Je suis ravis, le poisson semble faire le mètre.

Après la mesure et les photos le poisson de 108cm retourne tranquillement  sur le fond.

L’équipage est content pour moi mais à la fois frustré que ce soit le « petit local » qui sort la poutre du séjour.

Je pêchouillerai tranquillement tandis que les autres lancerons leurres sur leurres pendant des heures, jusqu’à ce qu’il soit temps de rentrer manger.

C’est sur ce joli poisson que l’aventure s’arrête pour moi. Le reste de l’équipe partira sur le Leman pour finir la semaine.

Je vous remercie pour l’invitation sur les bateaux, en espérant se recroiser avec encore plus de poissons.