Thibaud Sanchez Moreno

2016 sur le lac d’Annecy

© Thibaud Sanchez Moreno - 18 avril 2017

Bonjour à tous !

Je poste mon premier article sur un lac que j’ai commencé à pêcher fin mai 2016, et qui m’a déjà rapporté de beaux souvenirs et de superbes rencontres, le lac d’Annnecy.

Première fois que je pêche un lac aussi grand en float-tube, par où commencer ?

Après plusieurs tours sur maps, les marquisats me semblaient être plutôt intéressants. Arrivé sur les lieux, un « float-tubeur » se mettant à l’eau en même temps que moi me confirme que je suis sur le bon secteur. Le plancton est abondant, trouble l’eau, attire les perches, et les brocs sont derrières. Après une bonne heure d’adaptation (leurre, plombée, technique…) les touches commencent à arriver, mais « inferrables ». Surement des petits qui prennent mal.

Les jours suivants, suite à de belles traces proches de la tête du leurre, je décide de mettre des têtes plombées beaucoup plus courtes avec la hampe sur le premier tiers du leurre. Dès les premières touches, le ferrage est efficace et les premiers poissons arrivent au float-tube.

Les sessions se sont enchaînées, avec beaucoup de touches mais que des brochets entre 40 et 70 cm. Quelques gros brochets se sont amusés à suivre jusqu’au float-tube.

C’est environ 1 mois après la première partie de pêche sur le lac que je reçois une belle touche. Ferrage en règle, plus de doutes, c’est plus lourd que les autres pris précédemment. Le poisson vient sans trop de difficulté jusque dans mes palmes mais avec de bons coups de tête. Le broc se met à « rusher », se tanque dans un herbier. À ce moment là je pensais qu’il s’était décroché. En tractant la masse en vertical, je me suis rendu compte que le poisson était encore là, OUF !

La bête fini dans l’épuisette, rapide séance de mesure et de photos. Le poisson accuse 93 cm.

Par la suite, je me suis mis à pêcher un peu partout autour du lac. La saison estivale est arrivée, beaucoup de monde sur l’eau ce qui rend la pêche moins agréable. Entre les bateaux qui passent à toute allure et les apprentis matelots qui vous rentrent dedans en optimiste le choix est vite fait.

La recherche du poisson reste la même : on cherche les boules de blancs, les irrégularités du fond, les herbiers et on pêche. Les capots sont rares mais les poissons sont loin d’être des monstres.

Fin Août, je croise un pêcheur de la Loire Atlantique, en vacances sur le lac. Il n’arrive pas à trouver la pêche et j’enchaîne les petits sous son nez pendant qu’on parle.

Je le rejoins sur son bateau deux jours après pour une session rapide, mais surtout sa dernière sur le lac.

Nous passons une bonne partie de la matinée à prospecter, les seuls poissons que nous trouvons ne sont pas mordeurs. Aux alentours de 10h30, en pêchant autour d’un banc de perches, la touche est enfin là, je suis pendu.

Je sens que c’est lourd, celui-là, il ne faut pas le perdre. Arrivé au bateau, le poisson fait le tour, sonde. J’arrive à le remonter rapidement. le collègue déjà l’épuisette en main, l’enfourne dans l’eau. le brochet est dedans et c’est joli !

La joie est sur le bateau, cris, embrassades, le « vacancier » est presque encore plus content que moi.

Une légère déception, le mètre reste bloqué à 97cm, mais le poisson est là et il est magnifique.

Nous continuons à pêcher ce secteur en s’écartant petit à petit, mais rien. Il reste moins d’une heure et je décide d’aller prospecter un haut-fond que je ne connais pas bien car difficilement accessible en float-tube. Il faut tout mettre en oeuvre pour qu’il puisse en sortir un joli et je sais que des blocs viennent s’y reposer par moments.

Arrivés sur le post, on sait que ce sera les derniers lancés, on se positionne sur le haut de la cassure pour la pêcher en remontant.

J’ai à peine le temps de me mettre en action de pêche que j’entends : « Poisson, c’est du lourd ! » La canne est bien pliée, je me saisis de l’épuisette. Après quelques rush le broc est dedans.

Ça passe de justesse la barre des trois chiffres. Il est temps de retourner sur la terre ferme avec une session qu’on n’oubliera jamais.

En partant, il me confirme qu’il fera tout pour revenir fin mai 2017 et que j’aurai inévitablement une place sur son bateau toute la semaine.

Quatre jours après je me refais stopper par un joli brochet.

En septembre, quelques sorties avec beaucoup de touches et de petits poissons. J’en ai aussi profité pour faire quelques tours sur le Rhône.

Octobre/Novembre, le fourrage et les petits broc désertent les cassures, la pêche devient difficile. Durant la période hivernal quelques sorties rapides pour tenter un gros mais sans résultats. De nombreux poissons ont bougés mais aucun n’a pris.

Quelques refus de gros poissons que l’on voit au sondeur :

Comme vous avez pu le voir, les « petits » brochets ne sont pas en photo. J’évite de les manipuler, quitte à essayer de les décrocher directement dans l’eau, sans les toucher et en faisant ça le plus rapidement possible. Forcément, ils ne finissent que très rarement devant l’objectif.

Entre toutes ces sessions, j’ai rencontré beaucoup de personnes dont certains auteurs de ce blog avec qui j’ai partagé de belles parties de pêche et de bons moments.

Merci pour les courageux qui auront lu l’article jusqu’au bout.

En espérant que la saison 2017 sur Annecy soit encore mieux que la précédente, mais ce sera dur.

A bientôt, Thibaud.

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