Romain Loste

Aucune volonté…

© Romain Loste - 13 février 2015

Ayant enfin retrouvé un semblant de mobilité après plusieurs mois de disettes, il n’était plus concevable d’en réprimer d’avantage mes ardeurs. Fini d’attendre, las, après les propositions de mes compères, l’heure est l’action… de pêche, évidement.

Comme lors de mes précédentes sorties, j’ai pris l’habitude de laisser en évidence un court message sur le mur de notre communauté Facebook, pour qui s’y laisserait prendre. Mais bien qu’à la base l’inspiration m’était plus carnassière (la pêche du brochet fermant le 28 février sur le lac), il ne faudra pas bien longtemps à Charles, Mickaël et Romain pour m’appâter sur une toute autre pente dûment savonnée…
– « On sort les canins ? »
– « Si vous voulez, mais je doute fort que l’on arrive à concilier les deux. »

C’est là le gros problème avec cette contagieuse maladie : un mal psychotique d’exploration sondée, d’effleurement de plombiers, de frustrations manquées… une mainmise prompte à vous faire oublier toutes autres ambitions lacustres.

Pêche du corégone (féra - lavaret) en float tube, sur le lac d'Annecy

Hormis quelques dérives de leurres plastiques, sans grandes convictions j’en conviens, nous nous rendons donc rapidement tous les quatre sur poste, pour une brève initiation de « pêche à la sonde ». Charles sera le premier à déceler des danses de corégonidés à l’écho, dans une eau avoisinant encore les 5 à 6°c. Le temps que mes compagnons s’équipent de mes quelques micro-plombiers à trois nymphes, confectionnés pour l’occasion, nous voici partis aux abîmes d’un florilège hivernal.

Pour ma part, j’enquête à l’aveugle… mon capteur étant vraisemblablement mal orienté. Cependant la première escarmouche, subtile et douce, se fera brièvement sentir, ouvrant par la même le début des hostilités.

Pêche du corégone (féra - lavaret) en float tube, sur le lac d'Annecy

En majorité fluettes épinglées non loin de la maille légale (pour rappel : 37cm), ces belles ne manquent néanmoins d’énergie et de malice pour déloger nos minuscules tricots de leurs babines délicates. Les décrochés sont légions, mais la gestuelle de l’an passé revient vite : « M£#@µ! j’ai oublié de ferrer.. »

Puis de nouveaux calibres plus imposants s’amoncellent à l’épuisette, à croire que les grandes sœurs prennent enfin part au festin. Une aubaine pour cintrer davantage nos carbones sur ce lac d’huile. Des conditions idéales pour mes gambeurs en herbe, qui enregistrent à leur tour des touches plus franches, ne laissant aucune place à l’incertitude.

Pêche du corégone (féra - lavaret) en float tube, sur le lac d'Annecy

Pêche du corégone (féra - lavaret) en float tube, sur le lac d'Annecy

Pêche du corégone (féra - lavaret) en float tube, sur le lac d'Annecy

Pêche du corégone (féra - lavaret) en float tube, sur le lac d'Annecy

Pêche du corégone (féra - lavaret) en float tube, sur le lac d'Annecy

Enfin quelques sourires au coin des lèvres. Pour le reste, les dentiers attendront…

  • jacky jacky says:

    Je vois que mes leçons de vocabulaire sondesque ont portées leurs fruits… j’en suis fort aise !
    Jacky
    Ps: en fait c’est même la base de cette pêche.

    • Romain Loste Romain Loste says:

      Tu m’en vois ravi !
      Il faut dire aussi que j’ai droit à l’enseignement d’un fin pédagogue 😉 J’aspire à être un bon élève, pour peut être arriver un jour à la cheville de tes autres disciples.

Pêche du corégone (féra - lavaret) en float tube, sur le lac d'Annecy