Romain Collomb

1ère Compétition au Léman

© Romain Collomb - 22 octobre 2018

Salut à tous

Mi – Septembre a eu lieu la première compétition en float tube sur le Léman organisée par le club Carnalp-Fishing. Je ne suis pas un grand adepte de la compétition, je crois que je ne supporte pas la pression, mais là comme il s’agit du Léman, c’est une raison de plus pour sortir sur la grande flaque. J’ai bien fait deux ou trois dates il y a quelques années, mais j’ai surtout joué le rôle de commissaire pour le challenge sur Annecy, ce coup-ci je chausse les palmes.

Arrivé à 7 h, tout le monde s’affère pour préparer sa monture. Nous partons pour une manche de 4 h le matin et 3 l’après-midi, mieux vaut être bien installé. Après un croissant et le débrief je crois qu’il est temps de mettre à l’eau. Je ne connais pas grand monde mais je ne suis pas perdu pour autant, tout se passe comme quand on organise Annecy. Seule différence c’est le poids qui compte pour les poissons et non la taille.

Nous voilà donc partis pour la première manche. J’ai étudié les fonds marins la veille au soir en téléchargeant Naviconics sur mon portable. J’ai un plan en tête, mais le plus dur va être de s’y tenir. Le lieu où nous sommes est un gros cassant, je ne suis pas fan du tout, car je préfère largement pêcher le brochet sur de grandes pentes douces. Je choisis donc de partir du coté où les courbes de niveau sont les plus éloignées les unes des autres sur mon appli.

Pour la matinée l’objectif est de rentrer des perches. La première rentre dans la filoche au bout de 20 min. J’arrive sur le spot que je m’étais fixé. Je décide de pêcher la plage dans peu d’eau. Avec tous les magasines de « la pêche et les poissons » que j’ai pu avaler étant tout jeune, il me semble me souvenir que les perches chassent tôt le matin en bordure sur ce type de plage.

Il ne me faut que trois lancés pour me faire atteler. Tient, ça ce n’est pas une perche. Je pense de suite à un Broc et en 20/100 j’assure le coup car j’ai peur de la coupe. Le poisson sonde à plusieurs reprises et ne veut pas venir, mais après plusieurs minutes le voilà dans l’épuisette…

Un sacré pépère vient d’ouvrir mon compteur poisson pour la compète. Une petite pression en moins, je ne serai pas capot. Je reste un petit moment sur cette plage et je parviens à prendre quelques perches. Elles me semblent petites mais comme la maille est à 15 cm je les fais mesurer et ça me permet d’engranger encore quelques points. Je fais quand même quelques lancés avec un gros leurre pour avoir un aperçu de l’activité des brochets, mais à part une tape d’un pin’s en haut de cassure c’est calme. Je rentre encore deux ou trois perches en vertical mais il est 11h30 et il faut être arrivé à la plage avant midi si on ne veut pas être disqualifié.

Pour la dernière demi-heure je me cantonne au brochet en crancking sur des longs lancés en parallèle. J’arrive près de la plage et me fais stopper net alors que mon leurre arrive à quelque mètres du float. Le poisson sonde avec vigueur, ça y est j’en ai un beau. J’appelle le bateau commissaire qui mesure des poissons à 30 m de moi et au moment où il arrive je vois le broc de 90 cm se décrocher dans mes palmes… Oh désespoir , quelle poisse, je rage comme pas permis, on a pas le droit de perdre un poisson pareil en compète.

J’en profite ici pour remercier les commissaires sans qui il ne peut pas y avoir de compétition, pour leur aide de chaque instant (je sais de quoi je parle, ils sont venus me « dé-cramper » au milieu du lac sur la seconde manche) et pour la sécurité qu’ils apportent.

Il est midi, l’heure de reprendre des forces. Ce sont les pêcheurs de l’association des traînards d’Amphion qui nous ont concocté un bon petit plat. Ça fait du bien et nous sommes prêts pour la seconde manche.

Un léger vent s’est levé, quelques nuages font leur apparition, un vrai temps à broc. Ça tombe bien, j’ai prévu de pêcher les grandes dents cet aprem. Je serais bien parti de l’autre coté pour cette seconde manche, mais d’après les résultats annoncés à midi il n’y a pas beaucoup de brochets qui se sont fait prendre, et puis j’ai une revanche à prendre avec un pépère , il ne devait pas être seul sur le secteur de ce matin. J’attaque direct cette seconde manche en reprenant la même dérive que ce matin en essayant d’arriver rapidement sur zone. Mon leurre se fait ramasser sur le fond, pendu… Un broc qui compte puisqu’il fait pile poile la maille.

Puis 5 min plus tard, sur une même action, mon leurre ramassé sur le fond en haut de cassure, je rentre un second brochet. Mais je ne le fais pas mesurer celui-ci ne fais pas les 60 cm requis. Je suis cependant confiant dans ma pêche, les brochets semblent beaucoup plus mordeurs que ce matin, comme souvent sur le Léman ou les lacs Alpins, ils semblent se réveiller en début d’aprem. Le « plan » que je m’étais fixé avant la compète semble fonctionner, mais il reste encore bien 2 h de pêche, il ne faut rien lâcher.

Alors que mon leurre arrive au float, mon bas de ligne discrétion étant déjà dans les anneaux, je vois une flèche blanche sauter sur mon leurre et prendre le fond à toute vitesse. A première vue il me semble avoir vu un brochet de soixante mais il me vide le moulinet avec une facilité déconcertante. Le poisson retourne se caler dans les 10 m en seul rush. Ca me parait étrange, surtout que rush après rush je n’arrive pas à reprendre le dessus avec ma canne en 10 – 30g. Je pense même que le broc est harponné pour avoir une telle vigueur. Je sens alors les coups de tête et là j’ai vraiment l’impression qu’en fait il s’agit d’une grosse mémère. La pression monte d’un cran, je n’ai pas envie de le louper comme ce matin celui-là. Je vois la bête, elle est énorme…

Ouch, celui-ci va faire du bien. Un poisson magnifique qui dépasse le mètre. Je suis bien content et peux continuer ma pêche un peu plus détendu. Pourtant je me surprends à regarder l’heure plusieurs fois. Il reste une heure et demie de pêche et j’ai la pression.

Je continue ma traque des brochets et enregistre encore deux tapes, dont un poisson qui se décroche et qui semblait correct. Mais il est maintenant l’heure de rentrer pour la remise des prix. C’était physique quand même, c’est la première fois que je chope des crampes en float, bin ça fait pas du bien au milieu de l’eau.

Un grand bravo à tous les compétiteurs et aussi pour l’organisation. Un immense merci à Wilfried et ses collègues de Carnalp-Fishing pour tous ces lots et cette journée au top, je me suis régalé. Je compte bien revenir l’an prochain pour défendre mon titre 🙂

A plus

Compte rendu Carnalp-Fishing

  • cadart says:

    J’ai bien aimé le concours j’espère encore refaire un concours il a quelques jours J ai fait un brochet de 1m10 super a vous..

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