Julien Tranchino

Le Foron de Fillinges, petit mais cachotier.

© Julien Tranchino - 5 octobre 2014

Les sorties en Float-tube sur le lac d’Annecy c’est bien mais parfois un bon retour sur la truite un peu avant la fermeture, cela reste un plaisir à part, surtout si Dame Fario est de sortie. Ça tombe bien, ce jour-ci elle l’était.

Je voulais apporter ma première contribution sur ce blog en parlant de la Menoge mais le sort en a décidé autrement, ce sera sur un de ses affluents : le Foron de Fillinges et histoire de corser un peu la chose, dans un parcours que je ne connaissais pas. Cette année ayant connu une météo qu’on peut considérer comme hasardeuse, nous nous retrouvons donc en cette fin de saison avec des rivières avec un niveau assez bas pour une eau très claire. Ce n’est pas des plus pratiques pour le toc mais parfait pour l’ultra léger. C’est donc tout naturellement que je me confectionne une petite boite remplie d’imitations de nos cours d’eau. Ceci veut dire récupérer quelques leurres et cuillers qu’on a chez soi puis passer au magasin et laisser libre cours à son imagination et ses envies. La seule difficulté étant de ne pas passer la journée à hésiter entre deux poissons nageurs.

foron bas

Ce qu’il faut savoir en premier lieu c’est que tout comme nous avons le vieux couple Romain / Romain, vous allez découvrir un autre vieux couple : Christophe / Julien. Cela implique pêches, engueulades, poissons, conneries et compagnies. L’aventure débute calmement. Aucune activité, peu d’eau et donc peu de gouilles bien exploitables. Christophe finit même par me faire une proposition : si aucun poisson ne montre le bout de sa nageoire, on ira faire un saut dans la Menoge. Mais les festivités arrivent enfin. Une truite saute de joie sur mon petit poisson nageur. Petite mais vigoureuse, elle enchaine chandelle sur chandelle en passant le moins de temps possible sous l’eau entre deux sauts. Elle ne tarde pas à se décrocher, ardillons écrasés oblige. Quelques lancers plus loin, au tour de Christophe de plier sa canne. Une truite qui est venue engamer le leurre au détour d’un tronc immergé.  Pour écourter légèrement le combat, je décroche l’épuisette qui pendait dans mon dos et cueille la gourmande dès qu’elle se trouve à portée. On constate un léger saignement mais cela ne dure pas, plus de peur que de mal. La belle retourne se cacher attendre l’arrivée d’un mets un peu moins piquant. 

poisson1épuisette

poisson1botte

Un nouveau calme s’installe. Mon leurre va jusqu’à faire fuir deux truitelles. Au loin quelques gobages. Nos chères imitations sont moins appétissantes que quelques apéritifs ailés posés sur l’eau. On avance. Quelques tapes sur nos lignes mais rien ne se concrétise. Madame deviendrait-elle exigeante ? Pas totalement car Christophe ferre une petite, puis deux, et enfin une troisième truite mais cette dernière est plus grosse.

poisson2epuisette

poisson2main

Quelques touche fébrile de mon côté, du bout des lèvres. Mes poissons nageurs ne rencontrent pas de franc succès. Bon la prochaine c’est la bonne ! Et c’est le cas, pas très grande certes mais au moins mademoiselle apprécie les couleurs de mon offrande. Hop, au fond de mon épuisette !

truite

Je peux enfin rentrer serein. Résultat de cette petite session sans très grande prétention : quelques truites malgré le niveau d’eau bas, quelques accrochages par ci par là et une petite glissade sur la fin. Bref, ce n’est pas aujourd’hui qu’on sortira un monstre dans 20 cm d’eau mais qu’importe la taille de Dame Fario, sa venue reste et restera quoi qu’il arrive toujours fortement appréciée.