Alexis Liger

Les belles dames de l’Isère #1

© Alexis Liger - 6 avril 2016

Bonjour amis pêcheurs, l’ouverture de la truite a sonné, et c’est avec grand plaisir que je retrouve le chemin des rivières, direction l’Isère. Aussi belle que dangereuse, cette rivière me laisse perplexe depuis que je traîne mes waders dans ses eaux froides. La recherche des truites est encore pour moi quelque chose de très nouveau, et cela me permet d’enrichir mon approche de la pêche.

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C’est beaucoup plus complet qu’une simple pêche, cela me permet de lier la passion de la photo à l’analyse des milieux aquatiques. L’Isère est une rivière à plusieurs facettes, notamment suivant à quel niveau elle est pratiquée. Elle prend de la corpulence et du débit à chaque niveau, car elle s’enrichie par une multitude de retenues d’eau, rivières, ruisseaux sur son chemin, ce qui permet de retrouver beaucoup de poissons, de robes, et de morphologies différentes en son aval.

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Mes sorties sont souvent en binôme de par sa dangerosité. Pour tout vous dire, avec mon ami benjamin, je me suis déjà fait surprendre par une soudaine montée des eaux qui aurait bien pu me coûter la vie, cela m’a bien refroidi dans tous les sens du terme.

Nous avons décidé de pêcher l’amont de cette rivière, car la teinte des eaux est plus clémente, moins soumis au va et vient des barrages hydroélectriques, je tiens à souligner aussi les bonnes informations de mon collègue de travail Jean Philippe, natif de Savoie, qui connait cette rivière mieux que personne. D’ailleurs je le surnomme « l’homme qui murmurai a l’oreille des truites ». Grâce à lui, il nous fera découvrir l’un des premiers poissons de cette année, et quel poisson…

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J’ai invité mon ami d’enfance et meilleur compagnon de pêche depuis toutes ces années, pour qu’il puisse faire une vrai belle truite autochtone. Cela le changera de ses sandres liguriens. La recherche aura été difficile mais avec une assiduité sans pareil, il finira par en être récompensé…

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Le milieu exploité en terme d’étude d’un écosystème rivière est très riche… Si nous devions réaliser un IBGN (Indice biologique global normalisé) les aspects physico-chimique, la recherche de la végétation et invertébrés aquatiques seraient relativement bonnes. Il est par ailleurs dommage de constater des pollutions visibles dû au tourisme, à l’agriculture ou à l’industrie dans des milieux pareil. Ainsi est fait le monde.

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Nous constatons que certaines zones sont vide de tout poisson, ou alors nous sommes passés à coté, ce qui est une probabilité. Mais cela me semble quand même gros. Je penche plutôt pour des périodes d’alimentation, et nous sommes passés au mauvais moment… Nous réussirons tout de même à sortir quelques poissons durant nos sorties. Que ce soit des poissons autochtones ou de belles AEC d’aquaculture. Je tiens aussi à souligner le dérangement qui est causé par les poissons d’aquaculture sur les poissons autochtones. Mais heureusement celle-la se font vite leurrer au plaisir des pêcheurs qui ne seront au bord de la rivière seulement pendant les semaines suivant l’ouverture.

Je prends beaucoup de plaisir au bord de cette rivière même si certaines sorties ne sont pas miraculeuses, vous avez peut être remarqué que je ne parle pas de tailles, de poids etc… car je pense que chaque poisson sortie de cette rivière est une réussite qu’il faut apprécier à sa juste valeur.

A bientôt Alex.